« Il pleure dans mon cœur » est un poème de Paul Verlaine, publié en 1874 dans Romances sans paroles. Le poète compare ses larmes à la pluie qui tombe sur la ville : il est triste, mais il ne sait pas pourquoi, et c’est pour lui « la pire peine ». Avec ses vers courts, ses répétitions et la musique de ses sons (l’allitération en « l »), le poème fait entendre la pluie. 🌧️💙
🎓 Niveau : CM2, 6e et 5e (cycle 3, début du cycle 4) · Programme : lire et comprendre un texte poétique, dire de mémoire un poème (Français)
Les mots expliqués
- La langueur : une tristesse molle, qui enlève toute énergie
- S’ennuyer (au temps de Verlaine) : être profondément triste
- S’écœurer : perdre courage
- Nulle trahison : aucune trahison
- Une trahison : quand quelqu’un en qui on avait confiance nous trompe
- Le deuil : la grande tristesse quand on perd quelqu’un qu’on aime
Questions fréquentes
- Qui a écrit « Il pleure dans mon cœur » ? Paul Verlaine, dans son recueil Romances sans paroles, publié en 1874.
- Que veut dire « Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville » ? C’est une comparaison : les larmes du poète tombent en lui, doucement, comme la pluie sur la ville.
- Pourquoi le poète est-il triste ? Il ne le sait pas : c’est une tristesse « sans raison », et c’est justement ce qui la rend si difficile.
- Quelle est l’allitération du poème ? Le son « l » répété (pleure, pleut, ville, langueur, pluie), léger comme des gouttes de pluie.
- Pour quel niveau ? CM2, 6e et 5e : un poème court (4 strophes de vers de six syllabes), facile à apprendre par cœur.
Le texte du poème
Il pleut doucement sur la ville. (Arthur Rimbaud)
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s'écœure.
Quoi ! nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans haine,
Mon cœur a tant de peine !
Paul Verlaine, Romances sans paroles, « Ariettes oubliées » III, 1874




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